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Objectifs

Cette Zone Atelier fédère des recherches à moyen et long terme sur les modifications de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes antarctiques et subantarctiques sous la double influence des activités de l'homme (introductions d'espèces, pêcheries...) et des changements actuels du climat, ces deux facteurs se trouvant souvent en interaction.

Nos recherches s’appuient sur des bases de données à long terme (plusieurs décennies pour certaines) concernant l’environnement et ses modifications. En effet depuis un demi-siècle, des observations sur l'environnement ont été effectuées sans interruption dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (Terre Adélie-Dumont d’Urville, Iles Kerguelen, Archipel Crozet, Iles Saint-Paul et Amsterdam). Ce territoire est unique par son éloignement des continents habités et par la répartition d’observatoires permanents le long d’un transect latitudinal à travers les océans Austral et Indien.

Malgré leur éloignement ces écosystèmes ne sont pas intacts et l’action de l’homme, bien que récente, y est sensible : introductions volontaires ou involontaires d’espèces (lapins, rats, souris... mais aussi plantes et invertébrés), pêcheries, représentent des menaces pour la biodiversité originale de ces contrées. Les écosystèmes marins et terrestres sont étroitement associés dans ces milieux insulaires et cette interdépendance explique qu’au sein de la Zone Atelier « Antarctique » les équipes d’écologie terrestre et de biologie marine coopèrent activement depuis l’origine, en liaison étroite également avec des équipes d’océanographie physique.
  

L’unité thématique de la Zone Atelier repose sur le fait que les communautés biologiques étudiées, jusqu'alors isolées, sont soumises à une pression anthropique croissante aussi bien à terre qu'en mer, et sont très sensibles aux changements climatiques actuels, particulièrement nets sous ces hautes latitudes. Une autre particularité concerne la mise à profit des évolutions technologiques récentes, avec des développements qui permettent une approche originale dans de nombreux domaines de recherche. Des problématiques originales en découlent : utilisation de prédateurs marins se reproduisant à terre comme bioindicateurs des caractères physicochimiques et des ressources de l'océan austral ; analyse des populations d'oiseaux comme révélateurs des perturbations océanographiques ; étude de la réponse des plantes et des invertébrés, autochtones ou introduits, aux changements climatiques (augmentation des températures, diminution des précipitations) et aux modifications de l’environnement physique qui résultent de ces changements (retrait glaciaire, érosion) ; mesure de l'impact des herbivores et des prédateurs introduits sur les communautés insulaires ; programmes de restauration d'îles par éradication de mammifères introduits.

Les disciplines concernées sont donc nombreuses, écologie, écophysiologie, éthologie, génétique, parasitologie…, avec un accent particulier sur la mise en place, l’exploitation et l’intégration, de bases de données puisque certaines séries d'observations sur l'environnement ont été enregistrées en continu depuis de nombreuses années, voire plusieurs décennies, et des nouvelles se mettent en place du fait de l’intérêt croissant pour les observations environnementales à long terme. Un des objectifs premiers de la ZA est de développer et pérenniser ce réseau d'observatoires à long terme, à travers une coordination pluriannuelle des activités et un soutien pour l'exploitation en métropole de ces séries de données dont l’acquisition est rendue possible par le soutien logistique et financier de l’IPEV.

 Un des objectifs premiers de la ZA est de développer et pérenniser ce réseau d'observatoires à long terme, à travers une coordination pluriannuelle des activités et un soutien pour l'exploitation en métropole de ces séries de données dont l’acquisition est rendue possible par le soutien logistique et financier de l’IPEV.