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Les introductions d'espèces

 

La fréquentation humaine dans les îles subantarctiques françaises est récente. Les Iles Amsterdam et Saint-Paul ont été découvertes au XVIème siècle (Amsterdam en 1522 par Sebastian del Cano, premier débarquement connu en 1696). L’archipel Crozet et les Iles Kerguelen ont été découvertes en 1772, respectivement par N. Marion-Dufresne et Y. de Kerguelen.

Très rapidement après leur découverte ces îles ont été fréquentées par les baleiniers et les phoquiers. Les installations temporaires puis permanentes (établissement des bases au milieu du XXè siècle) ont affecté à une échelle limitée les habitats par la construction de bâtiments et de diverses infrastructures. A l’occasion des débarquements ou d’installations prolongées à terre des espèces étrangères (plantes, invertébrés, souris, rats…) ont été introduites. Une synthèse sur la flore introduite des îles Crozet et Kerguelen rédigée en 2001 a permis de montrer que relativement peu d’espèces ont été apportées par les phoquiers et les baleiniers. Le nombre des plantes étrangères s’installant dans ces îles augmente en revanche de manière spectaculaire dès l’établissement des bases permanentes dans les années 1950-1960 et cette augmentation se poursuit actuellement. Le nombre des invertébrés introduits est moins élevé mais leur impact sur la végétation et les invertébrés subantarctiques est important  Enfin les introductions, accidentelles ou volontaires, de mammifères tels que le rat noir sur l'île de la Possession, le lapin et le chat à Kerguelen, les bovins à Amsterdam, les rats et lapins à Saint-Paul ont un impact majeur sur le fonctionnement des systèmes écologiques. Ainsi, bien que tardive et aujourd’hui encore limitée, la fréquentation humaine a affecté, directement ou indirectement et à des degrés très variables, les systèmes écologiques de ces îles.

 

Changements climatiques dans les îles subantarctiques